Craponne • La portion sud de la rue du Pont Chabrol sera réhabilitée d’ici 2020

La seconde partie de la rue du Pont Chabrol, à Craponne, sera réhabilitée courant 2019 pour permettre aux usagers de l'emprunter plus sereinement. La municipalité accompagnée de Stéphane Perrin, chargé du projet à la Métropole de Lyon, ont présenté, samedi 9 décembre, les premières études de diagnostics.

La rue du Pont Chabrol débute au niveau du rond point de Val d'Yzeron à Craponne • Crédit photo : thiate.fr

 

Le secteur nord de la rue du Pont Chabrol avait déjà été aménagé en 2010-2011, permettant ainsi un meilleur accès au stade Trévoux. Le reste de la rue, soit 630 mètres, des terrains de tennis à la rue du 8 mai 1945, sera revalorisé. Cette voie locale qui dessert les habitations, le pôle sportif ainsi que le groupe scolaire La Gatolière, au nord, est empruntée quotidiennement par 1 200 véhicules. Les flux sont importants en heures de pointe et les stationnements sur voirie disponibles au nord sont quasiment inutilisés. La capacité des pôles sportifs est donc suffisante et aucun autre stationnement ne sera créé.

La Métropole de Lyon a dû prendre en compte de nombreux impératifs pour dresser le schéma de ce que sera la seconde portion de la rue. La nécessité de conserver une circulation à double sens s’est imposée. Même si le croisement peut être difficile au sud, notamment au niveau d’un virage serré, aucun accident n’a été identifié depuis 2011. La gestion des eaux pluviales avec un collecteur et deux fossés de part et d’autre de la voirie, conduisant les eaux pluviales vers l’Yzeron, sont aussi à prendre en compte. Même s’il n’y a pas eu de dysfonctionnements majeurs jusqu’à aujourd’hui, la problématique des inondations de l’Yzeron ne peut être écartée. Enfin, la présence d’un corridor biologique au sud, avec le passage de la faune, sera à respecter.

L'absence de voies douces

Les futurs aménagements ont pour objectif de réglementer la vitesse, de sécuriser le carrefour au nord et le virage au sud mais aussi de répondre aux besoins d’aménagements des modes doux. Le manque de cheminement piétonnier et cycliste pour rejoindre, notamment, l’arrêt de bus au rond-point de Val d’Yzeron, est indéniable.

Aucune voie douce n'existe sur la partie sud de la rue du Pont Chabrol à Craponne • Crédit photo : thiate.fr

 

Le comité de quartier avait émis de nombreuses requêtes signées par 57 riverains. Parmi ces réclamations, la création d’un trottoir suffisamment large pour les familles et d’un passage piéton protégé pour permettre aux promeneurs de rejoindre le chemin des Mouilles mais aussi une vitesse réduite et des ralentisseurs doux comme ceux de la rue Centrale. François Pastré, adjoint en charge des travaux et de l’urbanisme a précisé que “les demandes et les signatures avaient été prises en compte”, avant d’expliquer que la section à réhabiliter avait deux visages. Une partie bâtie au nord, près des tennis et une partie non bâtie au sud, après le virage qui restera non constructible à moyen terme.

Au nord, un bassin de rétention

Sur la section nord, des terrains de tennis jusqu’au virage, l’emprise au sol est de dix mètres. Une bande cyclable dans le sens de la montée, une limitation à 30km/h, une chaussée de circulation de cinq mètres de large et la création de deux trottoirs larges et accessibles pourraient être envisagées. Une personne dans l’assemblée a fait savoir que la limitation de vitesse à 30km/h, appliquée au niveau du carrefour avec la rue de la Gatolière, n’était pas respectée. Une autre a précisé qu’un seul trottoir pouvait suffire : “la nécessité de disposer d’un trottoir est évident mais un seul suffirait pour aller chercher le bus car il y a peu de piétons”, a-t-il dit. Le maire de la commune, Alain Galliano, a répondu qu’un seul pouvait effectivement suffire et que le fait d’en créer un assez large pour que piétons et vélos se le partagent, pourrait permettre de les protéger davantage. Voilà une autre idée qui pourrait être étudiée.

La ville a également fait savoir que le réseau électrique en aérien serait enterré et que l’éclairage public serait déplacé côté est devant les lotissements. Des travaux à la charge de la commune. “Nous avons fait le choix d’enterrer le réseau aérien comme cela a été fait au centre-ville et dans la première phase d’aménagement de la rue du Pont Chabrol. Mais ce sont des travaux qui coûtent cher, pas loin de 300 000 euros”, a tenu à préciser Alain Galliano.

Les lampadaires à droite seront déplacés de l'autre côté de la rue du Pont Chabrol près des lotissements • Crédit photo : thiate.fr

 

En dessous du parking des tennis, un bassin de rétention enterré sera mis en place. À terme, la municipalité souhaiterait fermer le complexe sportif pour le sécuriser et dissuader ceux qui font du camping aux beaux jours.

Au sud, un alternat de circulation

Plus au sud, à l’approche et après le virage, jusqu’à la rue du 8 mai 1945, la voirie de sept mètres de large pourrait être élargie à dix mètres mais cela impliquerait de réaliser un mur de soutènement. Le cabinet de Maîtrise d’Ouvrage de la Métropole de Lyon préfère maintenir les sept mètres au sol. La création de deux trottoirs permettrait aux piétons d’avoir plus de visibilité sur les voitures, au niveau du virage. Une bande cyclable dans le sens montant viendrait compléter celle plus au nord et un rétrécissement ponctuel des chaussées avec la création d’un alternat sur 50 mètres, pourraient être mis en place. Pour se faire, des démarches d’acquisition de foncier et la suppression de haies devront être réalisées.

Virage dangereux sur la rue du Pont Chabrol à Craponne • Crédit photo : thiate.fr

 

Il s’agit uniquement, pour le moment, de rapports de diagnostics et non du projet définitif. Des études préalables complémentaires viendront s’y ajouter et un maître d’oeuvre doit encore être sélectionné. Les appels d’offres doivent être lancés fin 2018-début 2019 pour pouvoir débuter les travaux. La réalisation du bassin de rétention enterré, est programmée pour le premier trimestre 2019, les travaux de voirie pour le second trimestre 2019 avec une livraison au milieu de l’année 2020.

Le coût global de l’opération frôle les 2 millions d’euros. La Métropole de Lyon financera les travaux de voirie et la gestion des eaux pluviales tandis que l’enfouissement du réseau électrique et le déplacement de l’éclairage public seront  à la charge de la commune.

Une seconde réunion publique proposée par le maire, pourrait avoir lieu au printemps 2018, avant que le projet ne soit définitif.

• Céline Giraud

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