Présidence des Républicains : Laurent Wauquiez prend la tête de son parti

Dimanche 10 décembre avait lieu le 1er tour de l’élection à la présidence du parti politique Les Républicains. Le président de la Région Auvergne Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, grand favori, a été élu, sans surprise, avec 74,64% des voix.

 

Laurent Wauquiez, élu président des Républicains • Crédit photo : Wikimédia

 

Même s’il ne fait pas l’unanimité auprès de ses confrères, Laurent Wauquiez a été élu dès le premier tour. Avec près de 75% des suffrages, il est désormais le représentant du parti de la droite contre 16,11 % pour l’ex porte-parole de François Fillon, Florence Portelli et 9,25 % pour le juppéiste, Maël de Calan. La participation a été plus importante que prévue avec 99 597 votants sur les 234 556 adhérents inscrits. Le nouveau président de LR va désormais tenter de remettre en place son parti dans un paysage politique bouleversé par l’élection d’Emmanuel Macron.

L’ancien ministre sous la présidence de Nicolas Sarkozy, âgé de 42 ans a annoncé lors de sa victoire : “ce soir, nous pouvons dire la droite est de retour. Nous allons tout reconstruire, tout renouveler, avec de nouveaux visages" a-t-il promis. "Le vieux paysage politique s’est effondré. Tant mieux car on va tout réinventer !”

Connu pour son franc-parler et son langage parfois extrême mais aussi pour son positionnement très à droite et accusé de “dérive droitière”, Laurent Wauquiez réfute appartenir à la "droite dure" et assure qu'il entend défendre la classe moyenne. Il estime que l'Europe doit défendre "ses valeurs et sa civilisation" mais prévient qu'il n'y a pas de place, chez Les Républicains, pour quiconque envisagerait une alliance avec le parti d'extrême-droite. Laurent Wauquiez chercherait plutôt, selon lui, à faire revivre “la vraie droite”, une droite conservatrice et protectionniste.

Les thèmes de l’identité, de la protection des frontières et de la lutte contre l’assistanat font partie de ses revendications. La valorisation du travail et le fait d’exiger qu’en contrepartie du Revenu de Solidarité Active (RSA), les bénéficiaires fassent des heures de travail d’intérêt général, l’application des peines pour lutter contre la délinquance, l’aide aux classes moyennes ou encore la reconnaissance pour les retraités étaient ses arguments de campagne. Il entend aussi lutter contre la “concurrence” des travailleurs détachés. Laurent Wauquiez est devenu, au fil du temps, eurosceptique et défend l’idée d’une troisième voie, qui serait entre celle de Mélenchon et celle de Macron.

Le nouveau président a aussi bien compris que les Français voulaient du renouvellement et va donc diriger les LR avec la jeune génération, notamment avec certains des maires élus en 2014 comme Gil Avérous (Châteauroux). La députée de Haute-Savoie, Virginie Duby-Muller et celui de l’Ain, Damien Abad, tous deux trentenaires, devraient occuper des postes importants. Dans l’immédiat, une douzaine de personnes pourraient être nommées avant Noël pour l’épauler.

L’ancien maire du Puy-en-Velay se présente comme le nouvel homme de la droite et prépare déjà l’élection présidentielle de 2022 face à Emmanuel Macron.

• Thiate.fr

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