Lentilly • La densification au coeur de la réunion de mi-mandat

Une centaine de lentillois étaient réunis, le samedi 18 novembre, pour la présentation du bilan de mi-mandat. L’équipe municipale a rappelé les principaux projets de la commune avant un temps d’échanges avec les habitants.

Place de l'Église à Lentilly • Crédit photo : thiate.fr

 

Le Plan Local d’Urbanisme (PLU) est en cours de révision à Lentilly. La commune doit ainsi composer avec un PLU qui date de 2013 et qui ne correspond plus aux volontés de la municipalité. “Nous ne ne pouvons pas continuer comme cela, nous nous faisons manger par ce PLU”, a déclaré la maire, Nicole Vagnier, élue depuis 2014. En effet, la municipalité, qui a vu sa population passer de 5 500 habitants à 7 000, tente de limiter les constructions sur la commune. Dans le secteur de Laval, un programme immobilier prévoyant 300 logements a été revu à la baisse - cent logements composés d’immeubles et de maisons individuelles en lotissement -. La maire souhaite limiter la densification voire la “surdensification” qu’elle a connue, tout en faisant face à la loi relative à la Solidarité et au Renouvellement Urbain (SRU). Carencée à 6% de logements sociaux en 2014 contre 25% que réclame la loi SRU, aujourd’hui, la commune est à 12%. Pour y arriver, elle a construit 40% de logements sociaux ces dernières années. La municipalité doit signé prochainement un Contrat de Mixité Sociale (CMS) et espère ainsi voir son amende de 300 000 euros abaissée.

Des constructions et une hausse de la population qui ont de réels impacts financiers et qui réclament l’aménagement de structures publiques telles que les stationnements, la voirie, les écoles, etc. Le chemin de Coquy et la Nouvelle Route ont coûté 821 427 euros TTC, la restauration de la route de France a coûté 232 380 euros TTC ou encore le nouveau parking Regal de 24 places, qui sera inauguré début 2018 et qui a coûté 285 000 euros. Un autre parking est prévu sur le secteur Rochefort près du cimetière. Le chemin piétonnier sur la RD70 a été pris en charge par la municipalité et non par le département, pour une enveloppe de 170 000 euros. “C’était nécessaire car beaucoup de collégiens sont à pieds”, souligne l’élue. De même qu’un dépose minute a été réalisé en face du collège sur cette RD70 jugée dangereuse, pour 140 000 euros. Des travaux de rénovation ont aussi dû être réalisés au centre d’animations et à l’école maternelle (chauffage, façade, etc.). Les abords des écoles ont été sécurisés avec l’installation d’un nouveau portail et d’un vidéophone.

Les besoins ne s’arrêtent pas là. L’agrandissement de l’école élémentaire dont le coût est estimé à 4,5 millions d’euros, la construction d’une nouvelle crèche, l’agrandissement du gymnase Jacques Coeur, la réfection des vestiaires du foot pour un coût de 280 000 euros ou encore l’extension de 100 m2  de la salle de restauration sont aussi à l’étude.

Un centre-bourg à imaginer

L’objectif de la commune est de recréer un centre-bourg dynamique et accueillant avec des déplacements harmonieux. “Nous tenons à notre village comme à la prunelle de nos yeux. Vous partagerez avec nous ce que vous voudrez et la place sera ce que l’on voudra”, a confié Nicole Vagnier. Une habitante a fait part de son inquiétude : “j’espère que vous garderez l’authenticité de la place qui plaît beaucoup et que vous n’allez pas tout casser”. La maire l’a immédiatement rassurée en indiquant que la place serait repensée pour être compatible avec la vogue, le marché du mercredi et le terrain de boules. Le monument aux morts sera restauré, des trottoirs seront aménagés et les platanes bien malades seront conservés jusqu’à ce qu’ils meurent. La gestion des déchets ménagers du centre-ville sera également à revoir.

La fin des TAP

Grâce au décret n° 2017-1108 du 27 juin 2017 relatif aux dérogations à l'organisation de la semaine scolaire dans les écoles maternelles et élémentaires publiques, si une école le souhaite, elle peut revenir à la semaine de quatre jours. Un dispositif que quelques communes ont mis en application dès la rentrée 2017. Lentilly est à son tour en réflexion sur la fin des rythmes scolaires. Un questionnaire a été distribué aux parents d’élèves à ce sujet. Quels que soient les résultats, les temps d’activités périscolaires (TAP), eux, faute de financement, disparaîtront. Une mère de famille s’est interrogée : “On nous a dit que les rythmes scolaires gardés ou non, il n’y aurait de toute façon plus de TAP. Alors que feront nos enfants à 15h30 ?” Les enfants ne seront pas laissés inoccupés, a rassuré la municipalité. Son partenaire, Alphea 3A, prendra le relais en proposant un certain nombre d’activités. Les tarifs seront revus à la hausse selon le quotient familial et la mairie prévoit de contacter le centre de loisirs et les associations pour les mercredis matins.

Réunion d'informations sur le bilan de mi-mandat, samedi 18 novembre au centre d'animations de Lentilly • Crédit photo : thiate.fr

 

La maire a également évoqué l’idée de trouver un local adapté, pour le relais d’assistantes maternelles, en partenariat avec la Communauté de communes du Pays de L’Arbresle, son intention étant de l’intégrer dans le secteur où se trouvera la nouvelle crèche pour qu’il y ait un véritable espace dédié à la petite enfance.

Une réussite : la mutuelle lentilloise

“Nous avions eu trop de retours de personnes qui n’étaient pas ou peu couvertes”, a expliqué Nicole Vagnier. C’était une de ses promesses de campagne : offrir aux lentillois une mutuelle communale. C’est désormais chose faite. Convention signée en juillet 2015, entre la MTRL et la commune de Lentilly, la mutuelle lentilloise est le nouveau service proposé aux habitants et au personnel des entreprises situées dans les communes de Lentilly, d’Éveux et de Fleurieux-sur-l’Arbresle. “C’est quelque chose qui fonctionne bien et nous en sommes très fiers”, se félicite-t-elle. Après la santé, les énergies ? Un habitant, dans l’assemblée, a questionné la maire : “la mutuelle santé fonctionne bien, est-ce que vous pensez créer une mutualisation des énergies comme le gaz et l’électricité ? Certaines communes le font déjà et ça marche bien aussi”, a-t-il évoqué. Nicole Vagnier a reconnu que l’idée était bonne et que la municipalité y réfléchirait.

À quand une boulangerie à Lentilly ?

La question a été posée par Madame la maire elle-même : “Va-t-on avoir une boulangerie-pâtisserie à Lentilly ?”, avant de poursuivre : “quand j’ai échangé avec la Chambre de commerce et d’industrie de Lyon, on m’a dit qu’avoir cinq coiffeurs pour 7 000 habitants c’était normal mais qu’en revanche, ne pas avoir de boulangerie, ce n’était pas normal”. La municipalité souhaite développer le commerce de proximité et dynamiser la vie économique de la commune. Un forum des métiers avec les artisans et les entreprises de la commune pourrait notamment être mis en place prochainement.

Place de l'Église à Lentilly • Crédit photo : thiate.fr

 

Le déploiement de la fibre a fait également partie des questions posées par le public présent. La fibre optique vient d’arriver à la Tour-de-Salvagny, quand sera-t-elle déployée sur Lentilly?. La Communauté de communes du Pays de L'Arbresle a eu dernièrement une réunion avec le Département du Rhône et, visiblement, toutes les communes de l’Ouest lyonnais devraient être équipées de la fibre optique entre 2018 et 2022, selon l’adjointe aux finances et vice-présidente à la CCPA, Nicole Papot.

La municipalité a terminé sa présentation en mettant en avant le fait que 69% des projets annoncés avaient été réalisés à mi-mandat et que le taux d’imposition communal n’avait non seulement pas augmenté depuis 2014 mais qu’il avait même baissé de 5% l’an dernier. “Ce n’est pas énorme mais c’est un début et nous souhaitons continuer. Nous avons revu tous les contrats pour faire des économies”, a souligné Nicole Vagnier avant de conclure “nous voulons garder l’esprit de village où il fait bon vivre”.

• Céline Giraud

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